Quelles sont les deux roues qui necessites des amortisseurs ?

L’amortisseur est toujours présent sur une moto, même si avant ce n’était pas forcément le cas, surtout pour l’arrière.

Par contre, plusieurs types de vélos ne sont pas équipés d’amortisseurs.

Découvrons ensemble quels deux roues sont équipés d’amortisseurs.

Nous allons ensuite vous montrer quelle est la particularité de ceux des deux roues par rapport aux amortisseurs de voiture.

Les amortisseurs sur les deux roues

Les amortisseurs sur une moto

À l’avant de la moto, deux amortisseurs sont placés des deux côtés de la roue.

La fourche est constituée de deux amortisseurs reliés par un té.

Les amortisseurs sont fixés directement sur l’axe de la roue.

À l’arrière, on retrouve généralement un ou des bras oscillants associés chacun à un amortisseur, généralement plus petit par rapport à ceux à l’avant.

Il y a quelques décennies, l’arrière ne comportait pas d’amortisseur, mais une selle à ressort pour le confort du conducteur.

Puis, avant les bras oscillants, il y a eu un autre système, la suspension à roue coulissante.

Les amortisseurs sur un vélo

Ce ne sont pas tous les vélos qui disposent d’amortisseurs.

Les vélos utilisés sur des compétitions sur route comme le Tour de France ou en cyclocross par exemple ne sont pas équipés d’amortisseurs.

En général, ce sont surtout les VTT et les bicyclettes équivalentes qui ont besoin d’un système de suspension.

De nos jours, les vélos utilisent notamment une fourche suspendue à l’avant, l’équivalent de ce qu’on retrouve sur une moto, et un cadre suspendu à l’arrière.

L’amortisseur est fixé sur l’une des fixations du triangle arrière au niveau du cadre tandis que l’autre fixation est rigide et se situe dans l’axe de la pédale ou tout près.

Quel type d’amortisseur sur les deux roues ?

Principe général de l’amortisseur sur les deux roues

L’amortisseur qu’on retrouve généralement sur les deux roues est de type hydraulique télescopique.

Il se divise en deux parties visibles : le cylindre qui renferme le fluide hydraulique et l’air ou le gaz, puis la tige reliée au piston qui s’enfonce à l’intérieur du cylindre.

L’amortisseur est presque toujours associé à un ressort hélicoïdal.

Le principe de fonctionnement d’un amortisseur pour deux roues n’est pas bien différent de celui de l’amortisseur de voiture.

Toutefois, on peut remarquer quelques légers changements par rapport aux amortisseurs de voiture.

Par exemple, le cylindre est placé vers le haut tandis que la tige est placée vers le bas sur les deux roues.

Cette particularité peut paraitre anodine, mais elle donne la possibilité d’une variante importante, l’amortisseur à émulsion que nous allons voir dans le prochain paragraphe.

Les différentes sortes d’amortisseurs qu’on retrouve sur les deux roues

L’amortisseur monotube classique

Le principe est le même que pour un amortisseur de voiture.

On retrouve à l’intérieur du cylindre une chambre à gaz et une chambre principale pour le fluide hydraulique, séparées par un piston flottant pour éviter que les deux solutions ne se mélangent.

À la compression, le fluide hydraulique passe à travers le piston relié et est repoussé par la tige grâce à des orifices très étroits protégés par des clapets antiretour pour créer de la résistance.

En même temps, le compartiment qui renferme le gaz est aussi compressé et permet d’améliorer l’absorption des chocs et des vibrations.

À la détente, le gaz se décompresse et le fluide hydraulique passe devant le piston grâce à d’autres orifices plus larges afin de faciliter le passage.

L’amortisseur retrouve donc sa forme et sa longueur initiales, et repousse la roue vers le sol.

L’amortisseur monotube à émulsion

Contrairement à l’amortisseur monotube classique, l’amortisseur à émulsion ne comporte qu’une seule chambre, à la fois pour le fluide hydraulique et pour le gaz.

Étant plus léger que le fluide, le gaz est suspendu sur la partie supérieure du tube, c’est-à-dire au fond.

Lors de la compression, le fluide et le gaz se mélangent et forment une sorte de mayonnaise compressible.

À la détente, le gaz prend à nouveau sa place au fond du tube.

Ce type d’amortisseur est moins cher, mais possède aussi une durée de vie assez limitée par rapport au monotube classique.

L’amortisseur à bonbonne

Ce type d’amortisseur fonctionne comme un amortisseur monotube classique à piston flottant.

Cependant, il possède une deuxième chambre, plus exactement une bonbonne séparée, où sont placés le gaz et le piston flottant.

La chambre principale est donc uniquement réservée au fluide hydraulique.

La bonbonne peut être collée au tube principal, mais peut aussi être placée plus loin et reliée grâce à un tuyau.

On retrouve généralement ce type d’amortisseur sur une moto et rarement sur un vélo.

Les amortisseurs réglables

L’amortisseur est encore plus important sur un deux roues que sur une voiture à quatre roues.

En effet, l’équilibre est encore plus précieux sur une moto ou un vélo.

C’est ainsi qu’ont été inventés les amortisseurs réglables pour se conformer rapidement aux variations de la route.

Sur certains modèles de moto par exemple, le réglage se fait électroniquement.

Une puce électronique permet de régler le niveau du liquide hydraulique ou de la précharge.

Sur les vélos, le cycliste peut changer de réglage mécaniquement, mais sans descendre de selle.

Il peut agir sur la souplesse des amortisseurs par rapport à l’état de la route.

Le système permet même le verrouillage, c’est-à-dire l’inutilisation de l’amortisseur une fois sur la route.